L’une des clés pour travailler en toute sécurité avec votre cheval est de comprendre son comportement naturel. Si vous pouvez prédire quand un cheval est sur le point d’être agressif ou d’avoir peur de quelque chose, vous êtes mieux en mesure de réagir et soit d’éviter une situation dangereuse, soit de prévenir ce comportement. L’article ci-dessous explique certains des comportements naturels du cheval.

Le cheval, une proie, dépend du vol comme principal moyen de survie. Ses prédateurs naturels sont de gros animaux comme les cougouars, les loups ou les ours, de sorte qu’il est essentiel qu’il soit capable de distancer ces prédateurs. En tant qu’humains, nous devons comprendre leur voltige naturelle afin de bien comprendre les chevaux.
Le cheval est l’un des animaux domestiques les plus perspicaces. Comme il s’agit d’une proie, il doit être capable de détecter les prédateurs. En tant que cavaliers et entraîneurs, nous confondons souvent cette réaction avec de l' »effrayant » ou un mauvais comportement.

Le cheval a un temps de réponse très rapide. Une proie doit réagir instantanément à un prédateur perçu pour pouvoir survivre.


Les chevaux peuvent être désensibilisés par des stimuli effrayants. Ils doivent apprendre rapidement ce qui est nocif (p. ex. le lion, le couguar, etc.) et ce qui est inoffensif (p. ex. les mauvaises herbes, les oiseaux, une roche décolorée, etc.) pour ne pas passer leur vie à fuir.

Les chevaux pardonnent, mais n’oubliez pas. Ils se souviennent surtout des mauvaises situations ! C’est pourquoi il est essentiel que la première expérience d’entraînement du cheval soit positive.


Les chevaux classent la plupart des expériences en deux catégories : a) quelque chose à ne pas craindre, donc à ignorer ou à explorer, et b) quelque chose à craindre, donc à fuir. Par conséquent, lorsqu’on présente quelque chose de nouveau, il faut montrer au cheval qu’il s’agit d’un  » a « . Encore une fois, il est important de rendre toutes les expériences de formation positives.


Les chevaux sont facilement dominés. Le cheval est un animal de troupeau où une hiérarchie de dominance est toujours établie. Si elle est faite correctement, la domination humaine peut facilement être établie pendant l’entraînement sans que le cheval ne devienne excessivement craintif.

Les chevaux exercent une domination en contrôlant les mouvements de leurs pairs. Les chevaux acceptent la domination quand : a) nous ou un autre animal les faisons bouger quand ils préfèrent ne pas le faire, et b) nous ou un autre animal inhibons le mouvement quand ils veulent fuir. Il peut s’agir, par exemple, d’utiliser un stylo rond, une longe ou des entraves, ou encore du cheval le plus dominant dans le champ pour chasser le moins dominant.

Le langage corporel d’un cheval est unique à l’espèce équine. En tant qu’animal très social, le cheval communique ses émotions et ses intentions à ses compagnons de troupeau par la voix et le langage corporel. Une personne qui manipule des chevaux doit être capable de lire le langage corporel du cheval pour être un entraîneur efficace.
Le cheval est une espèce précoce, ce qui signifie que les poulains nouveau-nés sont neurologiquement matures à la naissance. Ils sont les plus vulnérables immédiatement après la naissance et doivent donc être en mesure d’identifier le danger et de s’enfuir si nécessaire.

Les sens

La vision d’un cheval est son principal détecteur de danger. Même s’ils ont une mauvaise vision des couleurs, ils peuvent différencier le bleu et le rouge des teintes grises. Cependant, ils ont plus de difficulté à différencier le jaune et le vert du gris. Les chevaux ont également une mauvaise perception de la profondeur lorsqu’ils n’utilisent qu’un seul œil. Ils ne savent pas distinguer une remorque d’un tunnel sans fin, ou d’une flaque de boue d’un lagon sans fond. Leur perception est améliorée d’environ 5 fois en utilisant les deux yeux (vision binoculaire). Ils peuvent instantanément changer leur mise au point d’un objet proche à un objet éloigné. C’est pourquoi les chevaux arment leur tête de différentes manières pour voir des objets proches ou éloignés. Les chevaux ont une capacité aiguë à détecter les mouvements. C’est pourquoi un cheval est beaucoup plus léger les jours venteux ; les choses qui sont normalement stationnaires sont maintenant en mouvement et perçues comme étant une menace potentielle. Les chevaux sont capables de voir assez bien la nuit, mais la sensibilité au contraste est inférieure à celle d’un chat. Il est important de nettoyer les yeux de son cheval régulièrement.

La mécanique de la vision d’un cheval est différente de la nôtre. Ils peuvent voir de façon presque panoramique, avec une petite tache directement devant et directement derrière comme zone aveugle (voir Figure 1). N’approchez jamais un cheval sans lui parler dans ces zones ; s’il a peur, il utilisera un de ses mécanismes de défense, par exemple, le coup de pied ou la course. Un cheval peut voir deux choses à la fois, une de chaque œil. Cela permet à chaque côté de son cerveau de travailler séparément. Comme les humains, les chevaux ont un côté dominant (droitier ou gaucher) ; cependant, contrairement aux humains, les chevaux ont besoin qu’on leur enseigne les choses deux fois : du côté droit et du côté gauche. L’expression dans l’œil d’un cheval est souvent considérée comme un bon indicateur de son comportement, p. ex., grande ouverte avec des yeux blancs (et non une Appaloosa), effrayée, à moitié fermée, endormie, etc.

Vision

L’ouïe d’un cheval est beaucoup plus fine que la nôtre. Ils utilisent leur ouïe pour trois fonctions principales : détecter les sons, déterminer l’emplacement du son et fournir des informations sensorielles qui permettent au cheval de reconnaître l’identité de ces sources. Les chevaux peuvent entendre des sons de basse à très haute fréquence, dans la gamme de 14 Hz à 25 kHz (gamme humaine = 20 Hz à 20 kHz). Les oreilles des chevaux peuvent se déplacer de 180 degrés en utilisant 10 muscles différents (contre 3 pour l’oreille humaine) et sont capables de distinguer une zone spécifique à écouter. Cela permet au cheval de s’orienter vers les sons pour pouvoir déterminer ce qui fait le bruit.

La sensation tactile des chevaux est extrêmement sensible.